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La rencontre - suite.

La soirée se termine autour du piano. Edith, tel un monarque condescendant, se laisse amuser par les reparties, les médisances, les discours flagorneurs. De temps en temps elle éclate d'un rire sonore aussi légendaire que la tristesse de ses chansons.

Il s'est fait tard. L'appartement est désert à présent. Les invités sont partis discrètement pendant qu'elle me faisait écouter les disques de jazz qu'elle venait de ramener d'Amérique. Je suis fasciné, je n'imaginais pas qu'une chanteuse d'un autre âge puisse avoir les mêmes goûts que moi - la musique nous lie.

L'enchantement dure toujours lorsque la lumière de l'aube cogne aux rideaux.

"On devrait aller dormir", propose t-elle. Troublé, épuisé, je la suis dans sa chambre.